Un nouveau petit tro en Breizh

Classé dans : France | 16

Connaissez-vous l’appel du large ? Moi je l’entends quand l’envie d’océan se fait sentir et une seule région me vient à l’esprit : la Bretagne ! Si vous nous suivez, vous savez notre amour pour cette terre celte.  Au point où nous envisageons sérieusement de nous y installer à la retraite…Mais en attendant, c’est pour quatre semaines que nous embarquons dans notre maison roulante. Le bonheur se trouve à l’Ouest !

J’ai planifié comme chaque fois un itinéraire fait de divers centres d’intérêt car nous sommes curieux : on ne se refait pas !
Première étape : le chantier médiéval de Guedelon. Vous allez me dire : mais ce n’est pas en Bretagne ! Ben non, effectivement mais quitte à traverser la France autant profiter de faire une étape (ou deux) intéressante afin d’alléger la route. Nous suivons notre itinéraire devenu familier qui nous permet d’éviter les autoroutes tout en roulant bien et arrivons sur le site pour déjeuner. Nous sommes surpris par le monde, mais visiblement le site est suffisamment grand pour absorber l’effet de foule et ne pas se sentir à l’étroit. De plus, j’avais en amont réservé la visite guidée de 14 h. Nous patientons à l’ombre des arbres près de l’entrée mais nous ne voyons pas encore le château et la curiosité nous gagne. Nous sommes comme des enfants, impatients d’admirer ce château fort si particulier puisqu’il n’est âgé que de 20 ans. Notre charmante guide arrive et nous entamons la visite entre références historiques, anecdotes et explications instructives sur la vie de ce projet grandiose et fantastique. Au détour du sentier que nous suivons, il apparait enfin dans toute sa splendeur !

 

Il est tellement déroutant de se dire qu’il nous est contemporain tant sa construction est fidèle et réaliste. On a comme l’impression de voyager dans le temps et de voir réellement se construire un château fort du  Moyen-âge ! Nous apprenons entre autres que les “oeuvriers” qui travaillent sur le site sont salariés et qu’il ferme durant l’hiver c’est pourquoi il mettra plus de temps à être construit qu’un château de l’époque qui lui ne s’arrêtait pas. Différents corps de métier sont représentés, tous partie prenante du projet, puisqu’ils y participent activement étant indispensables à son édification : tailleurs de pierre, vannier, tuilier, teinturier, peintre, carrier, cordier et j’en oublie…Chacun travaille sur son aire, agrémentée souvent d’une bâtisse construite pour abriter leur activité. On peut s’assoir quelques instants pour admirer leur dextérité et leur savoir, échanger quelques mots et questions avec beaucoup de gentillesse et d’amabilité. C’est un peu comme suspendre le temps…

 

Nous y passerons quatre longues et belles heures mais comptez plutôt 5 à 6 heures pour bien profiter du site si vous restez comme nous captivés par la vannière fabriquant ses petits paniers ou la peintre broyant ses pigments, ou la teinturière sortant de la marmite fumante sa dernière production. J’ai été subjuguée par les couleurs que ses deux derniers artisans produisaient. Des couleurs minérales, terriennes, naturelles auxquelles je me suis trouvée sensible. J’ai aimé cette palette d’artiste !

 

 

C’est à regret que nous avons quitté le site tant la visite nous a plu. Nous reviendrons dans quelques années constater les progrès que tous les acteurs de ce merveilleux projet n’auront pas manquer de faire. Nous parcourons les quelques kilomètres qui nous séparent de notre site de rêve pour la nuit : un petit étang de pêche dans un petit village bien au calme, totalement en retrait de la route à Saint-Privé.

 

 

Nous n’étions que deux camping-cars et la nuit fut douce et tranquille.

Poursuite de notre traversée de la France et nouvelle étape. Cette fois, c’est le cadeau de fête des pères de mon mari qui va enfin en profiter ! Une visite guidée du circuit du Mans dans les coulisses. J’ai réservé cette visite depuis un petit moment, elle est organisée par l’automobile club de l’Ouest, (ACO) pour 12 € par personne et permet de voir l’envers du décor de ce mythique évènement. Pour un passionné d’automobiles comme mon mari , c’est le paradis ! D’autant plus que nous aurons la chance de ne la faire qu’à 6 personnes et orchestré par le grand monsieur qui fut le président du circuit en personne pendant plus de 40 ans. Il est intarissable sur toutes les petites histoires du circuit et nous ouvrira toutes les portes de ce temple de la course automobile : restaurant panoramique avec la meilleure vue du circuit, pause sur le podium, salle des journalistes et des commentateurs, intérieur d’un stand, tour de contrôle avec tous les écrans comme si on y était ! Nous avons particulièrement apprécier l’extrème gentillesse, la disponibilité, la mine d’infos captivantes et croustillantes, la patience de ce grand monsieur qu’est Hervé Guyomard. Bref une visite inoubliable que je vous conseille fortement si vous aimez cet univers et même si vous ne l’appréciez pas car moi-même n’étant pas une passionnée de sports automobiles j’ai passé un super moment !!

 

 

 

Nous passons ensuite au musée où nous pourrons admirer des voitures anciennes rutilantes de chrome. Des pièces rares, des prototypes, des voitures ayant couru le Mans constitue l’essentiel de la visite.

 

 

Mais il est temps de retrouver le bitume et de nous rapprocher de notre prochaine étape : Fougères. Malheureusement, arrivés sur place, nous constatons qu’une étape du tour de France partira de cette charmante ville et vous l’aurez deviné : il y aura foule ! L’aire repérée est pleine et le parking de Nancon, la deuxième aire possible sera fermée demain pour le tour de France. GRRR ! La mairie nous propose un autre parking à 4,5 kms du centre-ville !! Non merci ! Plutôt que de gâcher notre visite de cette ville que je sais agréable à visiter, nous préférons revenir une autre fois. Nous passerons la nuit sur le parking de Nancon avant qu’il ne ferme demain matin. Nuit calme. Le lendemain, l’employé municipal passera nous rappeler de quitter les lieux, ce que nous ferons un peu déçus mais on reviendra une autre fois ! Du coup, c’est Saint Suliac qui nous tend les bras. Parmi les plus beaux villages de France, il est tapi au bord de la Rance. Petit ravitaillement et nous nous rendons au petit coin que j’avais repéré pour stationner. Merci park for night ! Au pied du moulin de la chaize, avec une vue magnifique sur le village et la Rance, nous serons bien.

 

 

Il nous suffira de redescendre à pied jusqu’au village en 10 mn. Nous prenons un bon bol d’air et d’embruns car ce fleuve subit la marée et donne une ambiance de mer. Cet ancien village de pêcheurs est plein de charme avec ses maisons de granit habillées de filets de pêche, sa grève où mouillent des doris (anciennes embarcations traditionnelles), son oratoire de la Vierge surplombant la Rance.

 

De retour au cc, nous attendrons le coucher de soleil en savourant le calme et la tranquillité de ce petit coin. Nuit bien silencieuse.

 

 

Ce matin, nous allons à pied jusqu’à l’oratoire, petite balade facile avec une jolie vue sur le village comme récompense. Nous voulions revenir par le sentier qui passe par la plage mais c’est marée haute du coup il n’est pas praticable. Dommage !

 

 

Nous déjeunons au cc et planifions la suite de notre périple. Nous choisissons de rester sur Saint Suliac ce soir encore afin d’admirer le feu d’artifice sur la Rance avant de reprendre la route demain en direction de Dinan. La carte alléchante d’une petite crêperie avait retenu notre attention et nous nous régalerons de galettes et autres crêpes avant de retourner à notre point culminant au pied du moulin qui nous permettra de voir cinq feux d’artifice en même temps sur tout le secteur !! Du jamais vu pour nous ! Nous n’étions plus seuls ce soir sur notre spot mais la nuit fut tout aussi calme.

Nous suivons les pancartes qui nous mènent à Dinan où nous optons pour une pause au camping. Beaucoup plus simple pour stationner, visiter et se poser ! Le camping municipal fera l’affaire. Bien situé, proche d’une des portes d’accès du centre historique (15 mn à pied) et calme malgré le fait qu’il soit en centre-ville. Nous avons repéré le parking gratuit au pied du château où les camping-cars peuvent stationner mais il est bien plein.

 

 

Cependant c’est un bon plan pour stationner pour une visite. Il existe également un parking agréable près du port mais la remontée est rude pour rejoindre le centre.
Dinan sera pour moi un coup de coeur ! quelle belle ville ! Nous aurons la chance de tomber en plein festival de harpe celtique et des musiciens de rue enchanteront notre balade de leur musique douce et harmonieuse. Nous glisserons ici et là une pièce dans leur escarcelle.

 

 

Tous les ingrédients sont réunis pour passer un agréable moment à serpenter dans les ruelles pavées de cette bourgade : maisons à pan de bois, boutiques de créateurs et artisans, ménestrels au coin des rues, places ombragées, petits détails cachés. Nos pas nous mènent à la fameuse rue pentue de Jerzual qui file jusqu’au port. Quel charme à cette venelle ! Je passerai un moment de pur bonheur dans la boutique d’un verrier qui expose ces merveilleuses créations qui oscillent entre mythes et légendes. Arrivés au port, nous assistons à quelques joutes sur la Rance qui passe sous le viaduc. Nous rebroussons chemin par la même ruelle (ouf les mollets !). Nous faisons halte au salon des luthiers afin d’admirer des harpes de toute beauté avant de regagner notre petit camping pour une soirée tranquille.

 

 

 

Ce matin nouveau petit circuit dans Dinan cette fois par les remparts. La vue est différente et inédite englobant la vallée et le charmant petit port en contre bas. Toujours autant de plaisirs à sillonner cette ville !

 

 

 

Cet après-midi un peu de repos en attendant le fameux match de la coupe du monde. Comme vous connaissez déja le résultat je vous passe l’exaltation et les concerts de klaxon dans toute la ville, ça fait du bien un peu de liesse populaire ! Par contre, les journaux du lendemain relatant les excès de certains gâcheront un peu la fête…

Petite incursion ce jour dans le coeur de la Bretagne avec un stop à la petite cité de caractère de Pontrieux qui a la particularité d’abriter 50 lavoirs sur les bords du Trieux que l’on peut découvrir depuis une barque lors d’une balade au fil de l’eau. J’avais prévu de la faire en nocturne ce qui doit être chouette mais nous ne tombons pas sur le bon jour et ne souhaitons pas attendre le prochain alors ce sera en plein jour. Cela ne nous empêchera pas de profiter de la jolie promenade pour apprécier le travail de l’association qui gère ces lavoirs et qui les ont si bien mis en valeur.

 

Nous poussons jusqu’au port et la petite gare d’où part le train à vapeur qui fonctionne encore et assure la liaison Paimpol-Pontrieux.

 

 

Quelques kilomètres à avaler pour la poursuite de notre circuit et nous faisons étape dans un France Passion. Royal ! Comme souvent, je dirais. Tous seuls, au calme, gratuitement. J’avais hésité à faire un crochet par Plougasnou pour une première retrouvaille avec l’océan mais l’aire face à la mer m’a fait envie. Particulièrement la pointe de Primel où nous nous rendrons à vélo qui est un lieu de toute beauté, fort et sauvage, avec la chance que nous avons depuis le début de notre périple d’une météo radieuse.

Nous resterons deux jours dans ce lieu enchanteur. Un grand merci à la commune pour cette aire gratuite !

 

 

 

 

 

Et c’est reparti ! Cette fois nous nous dirigeons vers Carantec et son île Callot que beaucoup d’entre vous connaissent déjà mais que nous n’avons pas encore fait. Ce sera notre troisième route submersbible. Après mûre réflexion, nous trouvons à nous poser sur le parking de la pointe de Pen al Lann pour un spot vraiment calme dans un chouette environnement. Ce qui nous a convaincu c’est que pendant l’été la commune met à la disposition des vacanciers une navette gratuite qui sillonne toute la ville et un arrêt se trouve juste au bout de la rue. Les autres aires ne nous ont pas convaincu car malgré leur emplacement en bord de plage, elles étaient trop fréquentées à notre goût. Demain matin, marché et demain après-midi l’ile Callot puisque nous sommes tributaires des horaires de marée pour pouvoir traverser. Nous arrivons un peu en avance mais la route est déja ouverte. Il reste un petit bout de route inondée mais le passage à pied est déja possible. Un endroit paradisiaque, comme hors du temps, sauvage et nature. Encore une fois un  moment enchanteur sous un merveilleux soleil : que la Bretagne est belle ! Des plages dignes de cartes postales lointaines et pourtant si proches de nous! Nous apprendrons un peu de l’histoire de l’île à travers une pancarte infos présentant un four à goémon qui permettait d’extraire l’iode de cette algue. Nous guettons l’heure afin de ne pas rater la traversée et surtout la navette mais nous aurons amplement le temps de faire notre petite exploration de l’île. Nous ne manquons pas de faire un parallèle avec toutes celles que nous avons déja visitées et nous nous faisons  la remarque que la liste commence à être bien longue. Les îles nous attirent : Oléron, Ré, Noirmoutier, Saint Cado, Bréhat, Aix, Belle Ile et maintenant Callot. Elles rivalisent toutes de beauté et de nature sauvage et nous aimons ça.

 

 

Ce matin après une nuit toujours aussi calme, nos roues se tournent en direction de la cité corsaire de Roscoff. Nous apercevons au loin les ferries qui partent pour l’Angleterre et l’Irlande et on ferait bien partie du voyage… nous l’avions déja fait depuis Calais pour l’Ecosse ( voir notre récit ici) dont nous gardons un souvenir inaltéré. Nous trouvons à nous poser sur le grand parking gratuit de la gare qui a le merite d’être pratique pour visiter. Passage à l’office du tourisme, comme d’habitude, et carte en main nous partons à l’abordage de cette petite cité bretonne qui a un temps abrité corsaires et flibustiers. De jolies maisons de granit à admirer, un vieux port où l’on imagine facilement des gallions et autres navires accoster, une petite chapelle surplombant l’anse et d’où la vue est grandiose. Là encore une petite navette gratuite permet de faire le tour de la ville sans trop se fatiguer.

 

 

Nous sommes toujours avides de découvertes et de visites mais il va falloir ralentir un peu le rythme sinon il nous faudra des vacances pour se remettre de nos vacances ! Du coup nous laissons de côté la balade à la pointe de Perharidy initialement prévue (il faut bien se laisser des choses à découvrir pour une prochaine visite !) et filons au camping retenu par nos soins pour une pause bien méritée face à la mer. Encore un spot de toute beauté sur la côte des sables à deux pas du GR34. Ce petit camping de Poulfoën est vraiment top ! Des emplacements avec vue sur mer magnifiques, des sanitaires bien propres, des gérants très sympathiques pour un prix tout à fait raisonnable puisqu’au bout de la 2e nuit le tarif pour deux personnes descend en dessous de 10€ ! On se plaira énormément dans ce petit coin de Bretagne et nous le notons précieusement pour un prochain voyage.

 

Repos bien mérité. J’attrape ma liseuse, ma chaise longue face à la mer, bercée par le ressac et la petite brise qui nous donne une température idéale, je poursuis les séries littéraires que j’affectionne avec le nouvel opus de “Kay Scarpetta” de Patricia Cornwell, de “Millénium”, de “Meg Corbyn” d’Anne Bishop, fan de la série j’ai voulu lire le livre de  ” la servante écarlate” de Margaret Atwood  et bien d’autres…Le matin de notre deuxième nuitée nous rangeons table et chaises afin de libérer notre emplacement et nous ne ferons que 200 m pour stationner sur le petit parking à la sortie du camping (qui peut faire l’affaire pour une nuit également).

 

 

En effet, nous voulons arpenter un bout du GR34 qui part juste au bout de la plage. Sac à dos, pique-nique, appareils photos, crême solaire et nous sommes prêts ! Le sentier côtier est une merveille, pas étonnant qu’il ait été élu sentier préféré des randonneurs ! Nous jouons à reconnaitre un bestiaire imaginaire dans les rochers parsemés sur notre parcours, nous nous extasions sur les plages paradisiaques nichées dans de petites criques secrètes totalement vierges de monde, nous pique-niquons à l’ombre d’un rocher géant face aux embruns, faisons une pause ici et là sur les petits bancs (je les adore !) qui jalonnent le sentier et tout cela sous un ciel azur et un soleil éblouissant qui miroite sur les vagues. Vous imaginez le tableau ? Nous finissons l’après-midi sur la plage au pied de notre stationnement, il est bon de se prélasser…

 

 

Nous programmons le GPS sur Ménéham et sa petite maison coincée entre les rochers. Nous nous posons sur l’aire de services de Lestonquet au pied des dunes juste derrière la plage.Elle est attenante au camping et à deux pas de la plus belle plage de notre circuit.

 

 

Gros coup de coeur pour cet endroit ! On règle le stationnement par CB en choisissant les options désirées (1 ou 2 nuits, électricité, nombre de personnes pour la taxe de séjour) pour 7 € de base. Il y a également un accès à une buanderie fort pratique : je ferai une lessive complète, lavée et séchée en 1 h30 ! Un bon camp de base pour visiter le village de chaumières de Ménéham qui est à 5 mn à pied et s’offrir un superbe coucher de soleil après un après-midi plage.

 

 

Ce petit village regroupe quelques chaumières anciennement occupées par des paysans-goémoniers; restaurées et proposées à la visite avec quelques ateliers d’artisans. Sans oublier le fameux corps de garde coincé entre ses deux rochers. Le site est gratuit et la visite assez rapide mais plaisante.

 

 

Il est temps de retourner au cc faire les services et un peu de ravitaillement sur la départementale qui nous conduit à notre prochaine étape. Ce soir dodo France Passion dans un moulin de pisciculture sur l’aber Benoit. Un très bel endroit où nous passerons une soirée conviviale à jouer aux quilles finlandaises (Mölkky) avec nos voisins québécois dans une franche rigolade. Nous en profiterons également pour aller discuter avec notre hôte de son activité et lui acheter des filets de truites fumées ainsi que des pavés marinés à faire au barbecue, tout ceci bio et d’une qualité indéniable. Miam ! Nos papilles s’en rappellent encore !! C’est un de nos petits plaisirs : s’arrêter dans un France Passion, discuter terroir, savoir-faire et tradition avec nos hôtes, découvrir des métiers et déguster les produits acquis au diner. Nuit évidemment calme.

Aujourd’hui sortie en mer à bord d’une vedette et restaurant de poisson au programme ! Nous allons stationner sur le port de Plaisance de l’aber Wrac’h afin de nous rendre au restaurant “l’écailler des abers” célèbre pour sa poêlée du pêcheur. Une expérience gustative inoubliable ! tout fut parfait : l’accueil, les mets, le service, le décor. Une adresse à retenir!
Puis le temps d’un petit café-thé et il est l’heure de nous rendre à l’embarcadère pour une petite traversée de l’aber jusqu’au phare de l’île Vierge, le plus haut d’Europe : 82,5 m de haut, 397 marches de granit à grimper ! La vedette est très confortable et la traversée dure 30 minutes. Dommage que ce qu’ils appellent une promenade dans l’aber ne soit en fait que la traversée jusqu’à l’île et que les commentaires soit inaudibles depuis le pont extérieur.  Mais cela ne gâche en rien le plaisir de la sortie car le guide prendra le temps de nous rejoindre sur le pont pour quelques explications et réponses à nos questions. Nous arrivons sur l’île Vierge où son géant de granit nous toise de toute sa hauteur. Les goélands sont en pleine nidification et après les précautions d’usage pour ne pas les déranger nous pouvons admirer les jeunes faire leur premier pas. Ils n’ont pas encore leur plumage blanc et gris ce qui fait qu’on les distingue facilement. Une jeune guide nous attend au pied du phare et après quelques petites informations relatives à l’histoire du phare, il est temps de monter. Nous lisons le décompte des marches ici et là et ça nous motive. Les murs sont recouverts d’opaline ce qui lui donne de beaux reflets bleutés et brillants un peu comme du marbre. Ils ont la fonction de le protéger contre la condensation. Ouf quelle ascension ! Mais quelle vue en arrivant en haut ! Nous pouvons observer par les petites fenêtres lors de l’ascension le petit phare d’origine. Sur la plateforme nous pouvons voir à cinquante kilomètres à la ronde sur 360 ° ! On aperçoit Ouessant d’un côté, Batz de l’autre et on repère les différents phares dont l’alignement permet aux marins de se guider pour rentrer dans l’aber Wrac’h. Il est maintenant temps de nous diriger vers notre bateau pour le retour.

 

 

 

Nous regagnons notre véhicule et allons dormir au petit camping municipal de la pointe Sainte Marguerite. Encore un petit camping nature sans chichi, à prix raisonnable comme nous les aimons avec en prime un accueil fort sympathique. Nuit calme parfumée par les odeurs de mer iodées qui s’immiscent discrètement dans le camping-car. Huumm, j’adore !

Repos, détente, lecture, après-midi plage à admirer les différentes embarcations que les vacanciers chevauchent pour aller gouter aux plaisirs de la mer, suivi d’une partie de boules pour finir la journée en douceur. Les vacances quoi ! Nous avions en projet de faire une halte à Le Faou mais après avoir lu quelques commentaires pas très folichons nous optons finalement pour un retour au magnifique village de Locronan. Nous sommes enthousiastes à l’idée de fouler à nouveau les pavés de cette ancienne cité bretonne. Arrivés sur place, des pancartes annoncent un marché nocturne pour ce soir. Chouette ! Mais nous allons faire une rencontre que nous savions plus ou moins inévitable avec le réseau Camping-Car Park. Nous sommes plus que réticents à adhérer à ce système mais la seule aire sur place qui nous permet de stationner et de rester pour le marché de ce soir fait partie de ce réseau. Nous cédons pour le côté pratique du lieu mais je pense qu’il n’y en aura pas beaucoup d’autres. Le tarif élevé n’est même pas justifié puisqu’en plus, les services ne sont pas compris. Tant pis, nous faisons avec et nous dirigeons vers le centre du village. La lumière est belle et met en valeur les magnifiques pierres qui habillent les façades des maisons. Nous profitons cette fois d’explorer un peu plus les multiples boutiques d’artisans. C’est un vrai bonheur d’échanger, d’admirer, de féliciter ce travail varié et créatif exposé dans les vitrines. Nous dénichons des petits coins que nous n’avions pas vu la première fois et c’est pour ça qu’il est toujours intéressant de revenir sur ses pas. De retour au cc, nous laissons filer l’après-midi en définissant le programme des prochains jours et après diner, attirés par la musique de rue qui parvient jusqu’à nous, nous arpentons à nouveau les ruelles de Locronan. Les étals rivalisent de couleurs, de créations originales, des artistes de rue assurent le spectacle, des musiciens proposent leur répertoire.

 

 

Quelle ambiance ! Nous ne regretterons pas d’avoir fait ce petit détour. Nuit calme sur l’aire malgré sa proximité avec le centre-ville.

Nouvelle petite incursion dans la Bretagne intérieure pour se frotter aux mythes et légendes de la forêt de Huelgoat. Le temps que nous avions eu exceptionnel depuis le début de notre séjour se gâte un peu mais nous n’allons pas nous plaindre. Nous patientons sur l’aire de Huelgoat que l’orage passe. L’aire est en fait un parking en bord de route, juste à côté du camping mais se révèle relativement calme malgré tout. Les services se trouvent juste derrière mais nous les avons trouvé chers (3,50 €), la plupart tournant autour de 2€. Nous reportons à demain notre petite excursion dans la forêt, le retour du soleil étant prévu.
Petite mésaventure le soir avec la pizzéria du coin. Nous voulions en commander à emporter pour notre diner et sommes passés devant en retournant au cc.  Après nous être renseignés sur la possibilité de les prendre à emporter et sur l’horaire à partir duquel les commander, nous rentrons finir l’après-midi au camping-car. A partir de 19 h, heure à laquelle le pizzaiolo nous avait dit commencer à servir les commandes, Christian se rend à pied au centre-ville pour les récupérer.  Arrivé sur place, il se fait rabrouer par la patronne, fortement désagréable, qui lui dit qu’elle ne pourra honorer sa commande qu’après 22 h !!! N’importe quoi ! Christian lui explique à nouveau que nous sommes passés dans l’après-midi, que l’on nous avait dit que cela ne posait aucun problème à emporter, que c’était possible dès 19 h mais rien n’y fait. Une harpie ! Bref nous laissons tomber. Nous n’avions plus aucune envie de dépenser notre argent dans cet établissement (pizzeria “le crépuscule”) avec un personnel exécrable. Tant pis pour eux !

Nuit bien calme.

Ce matin, les nuages chargés s’éloignent petit à petit laissant la place par intermittence au soleil.

Equipés du nécessaire, nous empruntons le petit sentier qui part du pont enjambant la rivière d’argent. Nous pénétrons alors dans un univers peuplé de lutins imaginaires, de fées et de korrigans. De cette forêt, à l’instar de celle de Brocéliande, émane une atmosphère magique. Ces énormes rochers recouverts de mousse, posés ici et là dans un joyeux désordre, cachettes potentielles d’êtres de contes de fées, jalonnent le circuit. Nous nous arrêtons tout d’abord au moulin du chaos, puis nous descendons dans la grotte du diable, sombre repaire où semble se tapir le malin, faisons une halte au théatre de verdure, avant de bifurquer vers la roche tremblante. Regroupés autour de cette géante de 137 tonnes, nous cherchons son point faible à l’aide des locaux présents pour la faire trembler d’une seule main. Et nous y arriverons tous ! Même les femmes, histoire de prouver que nous ne sommes pas le sexe faible ! lol ! Nous continuons notre exploration pour nous rendre cette fois au champignon. C’est un énorme bloc de pierre posé par dame nature qui ressemble à un cèpe. Curiosité minérale . Un harpiste présent dans la forêt viendra ajouter encore un peu de magie à l’endroit. Nous rebroussons chemin pour rejoindre ensuite le ménage de la vierge, puis le vieux pont rouge, la mare aux sangliers, la grotte d’Arthus et la mare aux fées. Autant de lieux liés à la légende d’Arthur et qui ont tous un charme particulier. Il nous faudra beaucoup marcher (10 bons kilomètres) afin d’en faire le tour. Prévoyez donc de bonnes chaussures et de bons mollets! Mais nous avons vraiment beaucoup apprécié cet endroit.

 

Nous consultons la météo pour constater qu’un deuxième orage va passer sur nos têtes et rendre notre dimanche pluvieux et venteux. Nous nous rapprochons de notre destination et allons nous “cacher” dans un petit camping municipal très sympa, à prix raisonnable (- de 15 € la nuitée), à l’accueil fort sympathique et qui nous laissera rester le temps que l’on veut le lendemain de notre nuitée. Parfait ! Nous irons passer la nuit de dimanche sur l’aire du village proche de notre lieu de visite afin d’économiser une nuitée. Mais je peux vous dire qu’il sera tombé des litres d’eau !

Ce lundi matin s’annonce plus sec malgré quelques résidus de mauvais temps. La vallée des Saints nous attend et sa centième statue, celle de Saint Piran, érigée hier sous des trombes d’eau. Le parking sur place est un espace herbeux, qui, vous l’imaginez bien, est complètement détrempé. Nous ne voulons pas risquer de nous embourber et nous garons le plus possible près des cailloux. Par contre, je ne m’imagine pas trop y passer la nuit : beaucoup de véhicules, en pente. Ce n’est pas grave, ce n’était pas prévu. L’entrée est libre et gratuite pour venir admirer ce magnifique projet. Érigés autour d’une motte féodale, ces géants de pierre représentant les saints bretons, sont constitués de granit sculpté, fonctionnent grâce à des mécènes (entreprises, particuliers) et partie de rien, l’assocation espère arriver à 1000 saints disséminés sur la colline. C’est une rencontre inédite et sensationnelle qui nous attend. Le nez en l’air, les yeux écarquillés nous savourons le spectacle sous un ciel d’orage photogénique. Bref encore un moment magique. D’autant plus que j’étais tombée presque par hasard sur les infos concernant ce site que je ne connaissais pas du tout.

 

Nous avons entamé notre quatrième et dernière semaine de vacances et comme nous ne voulons pas rentrer sans avoir revu l’océan nous partons à la recherche d’une petite aire en bord de mer sur notre route et pas trop chère. Nous la trouvons à Sarzeau dans le golfe du Morbihan. Avant cela, nous faisons un crochet par Lannester à côté de Lorient pour voler quelques clichés au cimetière de bateaux de Kerhévy.

 

 

Nous ne resterons pas longtemps car le site est quelque peu mal fréquenté. C’est la pointe de Penvins qui nous accueille grâce à son aire juste derrière la dune. Le coin a l’ambiance balnéaire, l’aire est à 5,70 € la nuitée mais sans services. Prévoir de les faire avant d’arriver. Il y a une plage de chaque côté donc l’embarras du choix pour une dernière petite pause océane. Le soir nous irons à pied jusqu’à la petite pizzéria du coin pour enfin satisfaire notre envie de pizza. Cette fois ce sera dans un petit établissement tenu par une patronne très sympa, des repas copieux et délicieux pour un prix raisonnable. Tout ce qu’il nous fallait ! Nuit calme bercée par le ressac d’une mer déchainée ce soir.

Ce matin, on ouvre les fenêtres et un air marin pénètre l’habitacle. Un vrai bonheur ! nous dormons un peu tard, nous prenons le petit déjeuner dehors, savourons l’instant jusqu’à ce qu’un voisin indélicat mette en route son groupe électrogène. L’exemple type du camping-car tampon alors que l’aire n’est autorisée que 48 h. Et je m’interroge encore sur la façon dont il se débarrassait de ces eaux usées car il n’y a pas de services sur l’aire…Bref j’y vais de ma remarque pour demander le droit à un peu de calme, ça ne plait pas mais je m’en fiche ! Cette après-midi, plage, bouquin, vagues et sable fin ! Soirée douce arrosée du désormais traditionnel petit verre de rosé pamplemousse pour l’apéro, en dose très raisonnable bien sur !

Nous sommes mercredi et les billets que j’avais glissé dans la pochette des vacances se montrent impatients de sortir. En effet, jeudi sera consacré au célèbre grand parc du Puy du Fou. Nous l’avions visité à ces débuts il y a 19 ans et je pense qu’il a bien changé. Après quelques petites recherches, nous nous dégotons un petit plan qui se révèlera génial pour la visite.  Après un petit arrêt curieux au barrage écluse d’Arzal dont le fonctionnement nous captivera un long moment,

 

 

nous allons donc poser nos roues sur l’herbe de l’aire naturelle des Ardillers. C’est une aire à la ferme, située au calme avec vue sur le mont des Alouettes, tenue par un hôte vraiment très sympathique, avec une aire de services nickel, et chaque emplacement possède son robinet et son branchement électrique, le tout pour 7 € et à seulement 14 kms du Puy du Fou. Quand je vous disais que c’était génial ! Nous irons faire un petit coucou aux chevaux présents sur place avant de sortir les chaises longues : après la route, c’est vraiment appréciable !

 

 

Nuit qui a tenu ses promesses de calme et de sérénité.

C’est en 20 mn ce matin que nous rejoignons l’entrée du parc. Aucune queue à l’arrivée, nous sommes dirigés sur l’aire de cc qui est vraiment bondée et nous ne regrettons pas un instant notre petit spot qui nous attendra ce soir. Une navette est déjà prête à partir, le temps de garer le cc, de s’équiper pour la journée et nous voila à bord. Elle nous dépose juste devant l’entrée. Nous passons la porte de ce parc élu meilleur parc du monde avec un peu d’appréhension par rapport au monde déjà présent. Mais finalement ce sera une très agréable surprise de constater combien tout est parfaitement organisé et nous n’aurons aucune attente, aucune bousculade, aucune perte de temps. L’application du parc peut être utile pour gérer son programme de la journée.Les spectacles sont d’une qualité époustouflante, avec des effets spéciaux bluffants, des reconstitutions réalistes de villages, du personnel costumé.

 

 

Nous avons vraiment été emballés et projetons déja d’y retourner. Seul petit bémol : je n’ai pas trouvé l’offre de restauration suffisamment variée mais ce n’est pas très grave. Quel beau parc et je ne suis pas surprise de sa distinction qu’il mérite amplement ! Il est 22 h 30, les dernières notes du spectacle nocturne des  “orgues de Feu” retentissent et tout le monde se dirige vers la sortie. J’ai craint un instant de mettre des heures à rentrer mais non, comme je vous l’ai dit, tout est parfaitement organisé et à 23h30 précises, nous nous garions sur l’aire naturelle, prêts à prendre une douche et à se coucher. Le top !

Voila les vacances touchent à leur fin, nous traversons la France de nouveau dans l’autre sens et après un week-end à notre réunion de famille (cousinade) annuelle, le camping-car franchit la grille de notre résidence pour un dernier tour de roue.
Merci de nous avoir suivi, et n’hésitez pas à revenir consulter nos récits de voyages antérieurs ou à,découvrir les prochains. Vous serez toujours les bienvenus ! N’hésitez pas à vous abonner si ce n’est pas déja fait afin d’être averti de chaque nouvel article.

16 Commentaires

  1. Coucou Agnès. Nous avons fait un peu de votre parcours et avons eu les mêmes coup de coeur. Quel bonheur cette Bretagne. Mol aussi j’aimerai bien y rester mais mon mari pas trop…. merci pour ce partage.

    • et surtout merci à toi de ta fidélité ! Oui la Bretagne nous emballe à chaque fois et comme je l’ai dit pour nous c’est un projet concret de s’y installer…bises.

  2. Comme à ton habitude, ce reportage est un festival de découvertes, de bons plans, de photos magiques et de lieux que tu sais magnifiquement mettre en valeur. Bien que fidèle depuis de nombreuses années, tu me bluffes à chacune de tes publications et je ne pense pas exagérer en affirmant être ta plus grande fan ! De Guédelon au Puy du Fou, quel joli programme tu nous as concocté ! Le circuit du Mans a été souvent mentionné chez nous mais pas encore visité, Locronan cela fait des années que j’ai envie d’y retourner, dommage pour Fougères, nous avions aussi été “tourmentés” là-bas par le tour de France, mais ce n’est que partie remise. Bref, je vais m’arrêter là et retourner te relire et rêver à un prochain séjour sur tes pas en terre celte et ailleurs … Bises Agnès et encore bravo, Martine.

    • Martine, tu me fais rougir ! En tous cas je suis heureuse que tu passes de bons moments en notre compagnie, car c’est un de mes buts essentiels à rédiger ces articles. Merci de tes gentils messages qui me touchent sincèrement. bises.

  3. J’ai “survolé” ton billet mais vite fait. Je repasserai en début d’après-midi pour le revoir en prenant des notes, tu donnes tellement de détails ! Nous aussi nous avons adoré Dinan, et j’aimerais bien y revenir ! Allez, merci pour ce superbe billet Agnès ! Plein de bisous.

    • Malgré mon envie de toujours découvrir de nouveaux endroits, il est souvent bien sympa de retourner voir ceux qui nous ont touché à leur manière. Merci de ta fidélité !

  4. CLARA CHARPAIL

    Coucou Agnès ! Quel magnifique reportage tu nous offre là ! Tes récits sont toujours aussi captivants et les photos magnifiques!
    Amicales bises

    • Merci de ta visite et de tes compliments ! j’y suis sensible d’autant plus que tu es toi même une photographe hors pair ! bises

  5. Quel beau périple …
    Certains endroits que nous connaissons (Guédelon, Carantec, l’île Calot, Le Faou, Ménéham…) D’autres à découvrir.
    Nous avons aussi dormi sur l’aire de Ménéham mais également chez le pisciculteur où nous avons dégusté ses pavés marinés !

  6. Annie BUREAU

    bonjour Agnès et encore merci pour votre blog que je suis depuis très longtemps. Camping cariste nous aussi, je prends parfois bonne note de vos balades ou spots pour nos sorties.

    Nous habitons près de Nantes et avons très souvent la Bretagne comme destination et nous venons justement de faire un petit périple qui reprend quelques unes de vos étapes..

    Je vois que vous êtes allés sur Dinan et que vous n’avez pas fait le joli petit village de LEHON…. à quelques….. marches de Dinan. Nous l’avions découvert l’an dernier car nous avions stationné sur l’aire de LEHON pour nous rendre à pied à DINAN (10 mn de marche…. enfin aussi de marches…..) et c’était en plein tournage d’un film “les sales gosses” sorti en salle cette année……

    Au cas où vous ne connaissez pas…..
    Encore un grand merci pour vos superbes récits et surtout vos superbes photos moi qui suit une grande fan de découvertes et de photo….

    • Merci pour votre gentil message qui me touche. oui j’avais noté Lehon car je savais qu’il y avait une aire et que le village méritait un coup d’oeil mais le programme était déja bien chargé. De plus, comme nous avons le projet de nous installer dans le Morbihan à la retraite, il faut bien se laisser encore des choses à voir et à découvrir 😉

  7. Bonjour Agnès, j’ai lu et relu ton circuit en Bretagne , ns aussi sommes fan de tous ces endroits magnifiques , j’ai surtout apprécié, j’ai noté ces petits villages tranquille et Ménéham , l’ile Calot ,Plougasnou magique avec le soleil merci pour tous tes bons plans il me tarde de refaire une virée bretonne …

    • comme je te comprends, nous on serait cap’ d’y retourner l’année prochaine ! mais nous avons d’autres projets de découvertes…Merci de ta fidélité.

  8. Bonjour Agnès.
    Je sais ton attachement pour la Bretagne et ce n’est pas moi qui dirais le contraire ! Bien sûr Saint Suliac, Dinan sont chez moi et pour le reste nous avons fait une bonne partie de ton circuit mais à l’envers en mai avec une certaine Gloria et son époux avec qui nous avons partagé nos nuits au Ménéham et chez le pissiculteur et dans bien d’autres jolis coin de Bretagne.
    A Locronan c’était encore 6 euros mais on savait que ça doublerait pour l’été.
    Encore merci pour cette belle promotion que tu assures à toutes les régions que tu traverses. Je cherchais de la doc pour la route romantique en Allemagne, devine chez qui je l’ai trouvée ?
    Bises

    • tu ne t’appelles pas champabreiz pour rien !! ton message me touche. tu es toujours la bienvenue pour de la doc. Moi j’en ai trouvé chez toi pour un projet de voyage dans le nord. c’est chouette de se donner des tuyaux entre voyageurs ! merci de ta fidelité. bises

Faites moi part de vos impressions