Entre l’Aveyron et l’Aubrac…suite

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Je vous avais donc laissé aux environs de Conques..
Voulant éviter l’affluence du week-end, nous ferons donc halte dans un France Passion à proximité pour chercher un peu de fraîcheur. C’est donc dans un élevage d’autruches (encore!) que nous trouverons un havre de repos. Notre hôte est vraiment très accueillant et la vue est splendide.


Les pins environnants offrent une ombre plus que recherchée.


Une nuit bien fraîche, fenêtres ouvertes et nous sommes fin prêts à repartir, notre hôte nous ayant précisé que Conques n’a pas forcément plus de monde le week-end qu’un autre jour ! Alors Conques nous voila ! Nous choisissons de faire notre pause-camping habituelle au village. Cela résout les problèmes de stationnement et le cadre ombragé, au bord du Dourdou est parfait.
Le matin nous offre le peu de fraîcheur encore présente afin de visiter l’abbatiale et le trésor. Une côte bien rude (le mot est faible!) nous mène au centre du bourg à 300 m.



 


C’est en nage que nous arrivons sur le parvis de l’église pour admirer le tympan.


Ouvrage de sculpture de pierre d’une recherche et d’une finesse inouïe!


Puis nous entrons. L’édifice est majestueux et invite au recueillement. Il est rare que je ressente autant de sérénité et de paix dans une église…Une architecture romane comme je les aime : simple, noble et dépouillée.


(template de yaya)



Nous sillonnerons les ruelles de ce village parmi les plus beaux de France.



 

Il me rappellera Rocamadour, d’une certaine façon, on en retrouve un peu l’atmosphère. Par contre, les pavés de schiste brisent les pieds, comment faisaient nos ancêtres pour les fouler chaque jour ?! Nous passerons par l’office du tourisme pour prendre nos billets et glaner quelques infos. Au programme : visite du trésor et du petit musée ainsi que la visite nocturne des tribunes de l’abbatiale avec orgues et lumière. Comme il n’est pas trop tard, nous enchainons avec la première visite. Nous nous rendons au cloître pour rejoindre la salle où se trouve le trésor. Le cloître est moins impressionnant que celui de Tréguier (vu l’été dernier en Bretagne) car ses pierres ont servi à construire plusieurs maisons du village. Il en reste donc peu de vestiges mais ses arcades sont encore bien belles avec le soleil qui les traverse.



 

Nous pénétrons donc dans la salle pour découvrir des richesses cachées aux yeux du monde pendant un certain temps et qui nous sont maintenant exposées dans toute leur splendeur. Les livres aux enluminures et à la calligraphie anciennes m’ébahiront particulièrement. Quel soin les moines apportaient à ces travaux d’écriture ! Quelle patience ! Nos imprimeurs ne consacrent plus autant de temps à leurs travaux ! Nous ferons le tour avec admiration. Mais je ne peux m’empêcher de penser aux quantités de bouche que l’on aurait pu nourrir à l’époque avec ces fortunes ! vous allez me dire : rabat-joie ! c’est de l’art! …Mais c’est plus fort que moi….
Le musée présente quelques jolies pièces dont une reconstitution d’une chambre de l’abbaye avec un vantaux de cheminée tout en bois décoré, superbe.
Puis il sera temps de rentrer déjeuner et de passer l’après-midi dans une nouvelle quête de fraîcheur durant ces jours de quasi canicule. Nous repartons, un peu avant 20 heures, à la fraîche, à l’ascension de la rue Charlemagne. Re côte rude et re en nage ! Nous dînons dans la petite crêperie sur le parvis, déambulons dans les recoins oubliés du village



 




puis nous rapprochant de l’abbatiale, nous nous rendons compte qu’un moine (en fait ce ne sont pas vraiment des moines comme il nous l’a expliqué car ils ne sont pas cloîtrés)  a déja commencé le descriptif du tympan que nous prendrons donc en cours de route. Nous n’avions pas repéré qu’il y avait cette petite entrée en matière avant la visite proprement dite des tribunes. Le moine a une verve et un humour irrésistible. Nous passerons un agréable moment avant de pénétrer ensemble dans ce magnifique vaisseau qu’est l’abbatiale.
Là commence un instant rare à mon goût entre la montée de l’escalier des tribunes, les premières envolées de notes de musique de notre moine organiste et le début d’un jeu de lumières mettant en valeur l’architecture singulière de l’église.




Nous fûmes tous les trois impressionnés par ce son et lumière superbement orchestré.
Le lendemain sera consacré à une journée de pure détente…Ah ! ne rien faire…ça a parfois du bon…
Mardi matin, nous poursuivons notre circuit en direction de Rodez. Petit arrêt à la jolie cascade de Salle-la-source,



 



découverte in extremis sur une carte postale. Puis nous réfléchissons à la suite de notre périple et décidons de passer un jour ou deux sur les bords du lac de Pareloup. En passant, nous repérons l’aire de Pont de Salars : en centre-ville, sans aucun charme, sur un parking légèrement en retrait de la route, bof!
Nous dégotons un petit camping avec emplacement “vue sur lac” qui nous semble adéquat.


Ce soir, c’est le feu d’artifice mais malheureusement à moins de trouver un covoiturage, nous ne pourrons y assister. Tant pis! Des jeunes quelque peu bruyant perturberont notre nuit. Ce qui est paradoxal, c’est que nous passons moult nuits “gratuites” dans un calme olympien et il suffit d’une nuit “payante” pour être de nouveau confrontés au bruit. Ce camping n’est malgré tout pas très bien tenu.
Après le petit déjeuner, le nez dans mon atlas routier comme de coutume, je me dis que nous pourrions faire un saut de puce jusqu’à Sauveterre-de-Rouergue, histoire de compléter notre “tableau de chasse” des plus beaux villages de France. Proposition faite , proposition adoptée ! Nous voila donc sur le chemin nous menant à cette belle bastide du Rouergue. Sur place, petite aire communale à deux pas de la superbe place centrale du bourg avec beaucoup d’ombre. C’est l’ancien camping municipal : 2 € pour l’électricité, gratuit pour le stationnement, 1,50€ le jeton pour l’eau chaude.  Nous empruntons le petit sentier piétonnier pour déboucher sur une des portes encore présente de ce charmant village.


Ce sera pour moi mon deuxième coup de coeur. La place aux arcades, est digne d’un décor de film.



 



Elle nous réserve également des surprises. Comme ce couloir près de la mairie qui cache une mignone cour intérieure ou l’église cachée dans une ruelle partant de la place, de style roman mais richement décorée à l’intérieur. Les artisans locaux se sont montrés fort sympathiques et nous avons passé d’agréables échanges dans une galerie de fer forgé et chez le coutelier (décidément !), créateur du “sauveterre”. Nous ferons connaissance avec la souche du tuliper de Marie-Antoinette et son histoire originale.


ce tulipier fut offert par Louis XVI à Marie-Antoinette et planté en 1770 à Versailles. Malheureusement, la tempête de 1999 stoppa net sa vieillesse. Cependant, le coutelier cité ci-dessus racheta aux enchères plusieurs des arbres abattus du château de Versailles dont la fameuse souche qu’il offrît à la ville. Afin que leur histoire perdure, il s’est servi du bois pour confectionner les manches de plusieurs couteaux d’une série spéciale “Versailles”. Jolie anecdote ! Nous longerons également la seule douve rescapée de la bastide qui en était entourée du temps de sa splendeur.


Bref, un lieu plein d’histoires et d’Histoire, de charme et de quiétude que nous avons beaucoup apprécié.
Demain, ma fille en trépigne d’impatience, Micropolis ! Départ du camping où nous avons récupéré des prospectus tamponnés permettant le tarif réduit de l’entrée de Micropolis. Grand parking mais peu ombragé. Ce parc, créé dans la continuité du film “microcosmos”, propose une visite plutôt ludique mais quand même un peu chère avec une partie intérieure avec des insectes naturalisés et des vivariums et une partie extérieure avec de gros insectes de métal tout au long d’un sentier (plutôt pour les plus petits d’entre nous).



Puis se profile la dernière étape de notre circuit de quinze jours dans les charmes de l’Aveyron. Pour finir, j’ai choisi quelque chose de plus inattendu et inédit pour nous : une balade à dos de dromadaire ! J’ai repéré sur notre trajet une ferme qui nous accueille en camping nature, qui propose fromages de brebis, miel et bien sur la méharée abritant les dromadaires. Nous arrivons en fin d’après-midi. L’accès est plutôt aisé malgré le chemin de terre de fin de parcours. Nous sommes passés partout sans problème. Nous nous sommes installés dans le camping en pleine nature auprès des cigales. Un paradis!


Notre hôte est particulièrement charmante et nous met tout de suite à l’aise. Nous réservons un baptême pour le lendemain matin. Nous savourons notre soirée dans le calme (malgré les mouches ) après un petit passage au pré où paissent les dromadaires et un arrêt pour la vue dégagée sur les Causses.
Vendredi matin, nous sommes prêts pour notre première expérience de balade à dos de camélidé. Nous faisons d’abord connaissance avec ces animaux très calmes et sympathiques


(quoi, ma bouille ?!)


pendant que nos accompagnateurs les préparent en fixant la “selle” sur des couvertures. Le siège se place par dessus la bosse et l’on se tient grâce à deux arceaux placés devant et derrière.


La montée n’est pas trop compliquée, comme sur un cheval. Par contre, lorsque le dromadaire se relève, il faut bien se cramponner ! Puis nous partons au rythme de balancier de la démarche de l’animal et à une vitesse de 4 km/h, propice à la contemplation du paysage. Comme nous avons choisi un simple baptême, nous nous limiterons au camping et passerons juste à côté de notre campement. C’est bien la première fois que nous ferons une photo du cc du haut d’un dromadaire !


Encore un souvenir amusant ! Pendant que je rédige ces quelques lignes sur mon carnet de route, plusieurs papillons se posent alternativement sur ma feuille. Je m’arrête un moment pour admirer leur ballet. Instant nature !
Plus tard dans l’après-midi, nous préparerons quelques friandises pour emmener à nos nouveaux amis. En fait, les dromadaires  raffolent du pain et comme il nous en restait d’un peu rassis, coupé en morceaux, cela a fait parfaitement l’affaire. Dès qu’ils nous ont aperçu, ils ont dû sentir le pain car ils ont accouru. Et ce fut un moment d’échange et de caresses et de câlins.


Ce sont vraiment des animaux très attachants !

Nous aurons même la chance de voir le nouveau-né de la méharée. Il n’a que 3 semaines.


Après une nuit que j’ai souhaité fenêtres ouvertes pour entendre les bruits de la nuit et sentir l’air pur du col d’Engayresque, il a bien fallu reprendre la route du retour, hélas toujours à contre-coeur, mais…il faut bien rentrer si l’on veut repartir !


J’avais oublié de vous faire partager ma “moisson” d’enseignes :


7 Commentaires

  1. Bisous, bonne semaine!
    Jean Claude

  2. Tes photos sont magnifiques…
    Pour l’aire de Pont de Salars, nous aussi, nous avons passé notre chemin .. Nous nous sommes arrêtés près du lac un peu plus loin …
    Nous aurons l’occasion de repasser dans ce coin en allant voir nos amis marseillais, donc je note tes villages qui m’ont ravie !

  3. je viens de ‘devorer’ cette deuxième partie de votre séjour ! Un réél et très sincère plaisir !!
    très égoîstement je vous demande : vous repartez quand?? LOL
    bien amicalement
    bises

  4. Ahhhhhhhhhhhhhh Conque ! Toujours pas visité et pourtant il figure dans tous les livres d’histoire !
    Ma photo préférée est la tête du droma … Impressionnantes ces bêtes !
    A quand le prochain départ ?
    Lav

  5. Quelle chance que d’avoir eu l’abbatiale de Conques avec son et lumière !N’ayant pas eu cette chance, j’apprécie encore plus tes photos qui sont superbes .
    Félicitations pour l’ensemble de ton blog ( oups ! de ton oeuvre devrais-je dire )
    Daniel

  6. Bravo pour ce blog, merci pour ces belles photos, nous ferons ce circuit fin Septembre et début Octobre 2017.
    Merci

  7. Nous sommes camping cariste que depuis 3 ans une bonne idée de ballade car nous adorons l’Aveyron , superbe photos merci .

Faites moi part de vos impressions