circuit alpin été 2017

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Une fois n’est pas coutume, c’est la montagne qui aura gagné nos faveurs comme destination de cet été 2017. Nous aurons ainsi l’opportunité d’entrainer nos nouveaux mollets de randonneurs. Nous nous y sommes mis depuis peu et nous voulions partir à la découverte des merveilleux sentiers de randonnées de Savoie et Haute Savoie. J’ai donc élaboré un circuit nous permettant une première approche de ces jolies régions en sachant qu’il y a beaucoup plus à explorer et que cela fera l’objet de prochaines escapades sans aucun doute.

Nous retrouvons avec grand bonheur nos quelques mètres carrés roulants et filons en direction des Alpes. Il fait un temps superbe et la route est bien dégagée, nous ne sommes pas sur les grands axes de l’été. La distance à parcourir n’est pas très grande puisque finalement nous restons dans la grande région Rhône Alpes à laquelle nous appartenons. Nous voila donc arrivés en ce jeudi 13 juillet à notre première halte : le lac de Montcenis. Sur la route, nous aurons pris le temps d’admirer la redoute Marie-Thérèse, très impressionnante implantation sur un éperon rocheux,

et dégourdi nos jambes en haut du col du Mont Cenis.

On apprécie le paysage et la route qui nous offrent un très bel exemple de ce que nos yeux n’auront de cesse de savourer durant notre séjour. Nous voila donc, après une route en lacet typique, sur le bord du lac de Montcenis. Il reste quelques places : nous nous installons. La vue est grandiose, nous apprécions le reflet du ciel bleu dans le lac qui lui donne une si belle couleur en contraste avec le vert des alpages et le blanc des sommets enneigés. Quel dépaysement ! Les cloches accrochées au cou des vaches nous rappellent que nous sommes proches des alpages et elles trouveront même le temps de passer nous dire bonjour entre deux bouchées d’herbe bien grasse.

Il fait frais et nous sommes bien contents d’en profiter car la température que nous réservait Lyon ces derniers temps était caniculaire. Ouf on respire !

Après une nuit reposante mais fraiche sur le matin, nous poursuivons notre route.

Nous projetons de découvrir la vallée d’Avérole au cours d’une balade qui nous mènera au hameau puis au refuge d’Avérole. Après un passage à l’aire de services de Bessans et à son office du tourisme, nous trouvons à nous installer au hameau des Vincendières, dans un cadre idyllique en camping sauvage au bord du torrent. Avant cela, nous aurons testé le super restaurant le Bocona, qui propose des spécialités savoyardes. Nous ferons un vrai festin !

 

Guinness apprécie les fleurs sauvages

 

Nous programmons notre petite randonnée pour le lendemain matin. Lors de notre après-midi de repos (grosse fatigue en cette fin d’année scolaire pour moi), nous offrirons un refuge à une gentille collègue camping-cariste qui eu peur pour sa chienne qu’elle promenait en laisse : un doberman lui fonçait dessus en liberté, sa maitresse l’appelant en vain au rappel. Ah les maitres inconscients ! Ils nous ont assuré que leur chien n’était pas méchant ; je n’en ai aucune doute. Ce n’est pas de la faute du chien mais bien du maitre !

Le coin est paisible et calme : tout ce à quoi l’on aspire et nous jouissons de ce plaisir simple d’être en pleine nature et de laisser le temps filer dans la contemplation des lieux. Bon, on a aussi beaucoup cherché les marmottes que l’on entendait siffler au loin !

Ce matin, soleil radieux, grand ciel bleu. Parfait ! nous enfilons notre panoplie du randonneur : chaussures de marche, sac à dos, carte  IGN et appareil photo et nous voila partis ! Cette vallée a vraiment beaucoup de charme : le hameau montagnard au toit de lauze avec sa petite chapelle, des fleurs de toutes les couleurs en pleine éclosion, des sommets enneigés en fond de décor, des torrents qui dégringolent les rochers et après une bonne grimpette un refuge où savourer un verre bien mérité face à un splendide panorama. J’ai adoré cette première vraie randonnée de montagne ! Pour moi, elle était parfaite et cela restera un magnifique souvenir.

 

La descente fut évidemment plus rapide et nous retrouverons notre petit coin de nature pour une nouvelle soirée au calme et une nuit du même acabit.

Ce matin, les jambes sont raides alors une journée de repos s’impose car nous envisageons une nouvelle randonnée un peu plus ardue pour le lendemain. Aujourd’hui au programme, la visite de Bonneval sur Arc, village classé que je rêvais de visiter depuis longtemps. Nous trouvons à stationner sur le parking à la sortie du village (N 45°22’30.72” E 7°3’33.048”). Nous succombons à la beauté minérale de ce joli village. Les murs de pierre des chalets rivalisent avec les toits de lauze. Ses ruelles tortueuses, son petit marché, son indispensable clocher, ses petits jardinets contribueront à parfaire le tableau. Quelle jolie visite !

Comme nous voulons monter au cirque des Evettes demain et que l’on voudrait également visiter le hameau de l’Ecot, après une petite recherche, nous tentons de nous rendre directement sur le parking à coté du hameau pour s’y installer. Bonne pioche ! Le site s’y prête et nous trouvons une place pour la soirée et la nuit. Nous allons tout d’abord nous imprégner de l’ambiance intemporel de ce village qui a servi de cadre au film « Belle et Sébastien » et nous nous laissons prendre au jeu par ses anciennes maisons, ses toits de lauze, ses coins et recoins. A ses pieds, coule un impétueux torrent qui aura creusé de toute sa force la roche, laissant des cicatrices profondes. Le soleil joue de ses rayons pour donner à ce tableau toute sa beauté.

Après une nuit bien calme, nous nous équipons de nouveau pour nous lancer cette fois à l’ascension de la montagne. Nous partons de 2023 m d’altitude pour rejoindre le refuge à 2590 m. Ouille ça risque de bien grimper mais la récompense est au bout du chemin par un panorama que je sais époustouflant. Je rêvais là encore (je suis une grande rêveuse !) de pouvoir m’assoir au pied de ces géants des montagnes pour contempler leur reflet dans un lac d’altitude .Et je sais que cette mise en scène m’attend, là haut…Mais avant cela il ne faut pas ménager nos jambes et nous grimpons, grimpons en nous arrêtant souvent il est vrai car je ne me lasse pas de contempler le décor. Imaginez plutôt : des cascades majestueuses qui dégringolent tout le pan d’une montagne, des papillons par dizaine qui jouent à cache cache dans vos mollets (attention de ne pas les écraser), des fleurs qui nous proposent toutes les couleurs de l’arc en ciel, des ruisseaux qui caracolent dans les pierres du chemin et qu’il faut traverser sans s’étaler, les glaciers qui oscillent entre le blanc et le bleu. Bref autant d’arrêt que de photos et du coup c’est sûr on ne battra pas le record de montée au refuge mais on s’en moque !

Les dernières mètres sont raides et le souffle commence à manquer mais je ne renonce pas. je veux arriver au col car après je sais que le plus gros est fait. Et enfin, je le vois le col n’est plus qu’à quelques enjambées et je devine déjà les glaciers juste derrière, les trois petits lacs de Paréis, le pont romain, les gorges de la Reculaz, qui m’attendent juste derrière. Plus qu’une petite butte, un dernier effort…et tadaa ! le spectacle s’offre à nous et nous sommes ébahis !

Quel splendeur ! Nous avons bien mérité notre devenu traditionnel petit verre au refuge face à ces sommets enneigés avec le soleil réchauffant nos muscles endoloris.

Je suis en totale admiration et je ne m’en lasse pas.

Que notre planète est belle, quelle chance nous avons de pouvoir jouir d’endroits aussi magnifiques et préservés ! Pique-nique à 2590 m : c’est une première ! Après avoir savourer pleinement notre pause, nous nous apprêtons à redescendre. Bien plus rapidement que la montée, c’est sûr ! Nous regagnons notre petite « maison des vacances » complètement fourbus mais totalement heureux !

C’est à l’assaut du col de l’Iseran que nous mènent nos roues ce matin. Comme c’est l’époque du tour de France, on ne peut s’empêcher de penser aux cyclistes qui le montent juste à la force de leurs jambes. Chapeau ! Nous suivons le ruban de bitume qui nous emmène toujours plus loin, toujours plus haut et notre regard englobe tout l’espace de ce col grandiose. C’est vraiment un très beau parcours, à faire absolument ! En haut, il existe une chapelle isolée qui doit faire se sentir aux pratiquants plus près de leur sauveur. Nous savourons l’air pur de l’altitude avant de redescendre.

Il est temps pour nous de notre petite pause camping. Après quelques recherches, (il n’y en a pas beaucoup dans le secteur) nous revenons un peu sur nos pas pour nous arrêter à celui de Lanslebourg qui est le plus sympa. Une douche et une chaise longue sont l’urgence du moment avant de savourer la fin d’après-midi, la tête encore remplie de vertigineux souvenirs.

Mardi 18 juillet sera jour de farniente. Il faut recharger les batteries, toutes les batteries d’ailleurs, et cela fait du bien ! Demain, d’autres aventures nous attendent…

On range les dernières affaires, on ferme la porte et nous voila repartis ! Nous poursuivons notre circuit alpin par une halte au lac de Sassières dans la réserve naturelle du même nom. Nous traversons les tunnels en direction du barrage de Tignes après avoir passé Val d’Isère, station un peu friquée que nous ne faisons que traverser. Et c’est là que les choses se compliquent, la sortie pour monter au lac est très très courte et la manoeuvre délicate mais on y arrive et on grimpe en lacet jusqu’à notre petit spot sur le parking de randonnée où l’on espère pouvoir dormir. L’ascension est encore une fois de toute beauté avec une belle vue sur le lac de Chevril et son barrage, de jolis chalets à flanc de montagne, et un décor sculpté dans la roche. Nous passons devant quelques éboulis d’énormes rochers et l’on se dit que l’on aurait pas voulu être là quand ils sont tombés ! Arrivés à destination, on se découvre un joli petit coin avec de la place sur le parking du haut. La vue de notre fenêtre a tous les charmes de la montagne.

Et devinez qui sont nos voisines ?…les marmottes !

et je peux vous dire qu’elles sifflent. Armés de nos jumelles, nous jouons à les surprendre dans notre champ de vision. Elles sont nombreuses et joueuses et c’est tout un spectacle de les observer.

Après déjeuner nous regardons le temps et nous ne sommes pas convaincus. C’est un peu menaçant et la météo annonce d’éventuelles gouttes mais les éclaircies reviennent aussi vite alors on se lance. Le sentier démarre par une large piste, on passe un petit plan d’eau, on croise des fleurs rares à préserver, nos copines les marmottes nous accompagnent de leurs sifflets. La nature est belle et en se retournant on a même l’impression de se retrouver dans la vallée de Glencoe que nous avions tant aimé lors de notre voyage en Ecosse.

Nous sommes un peu sceptiques, car le temps se couvre tout au fond mais il y a encore du soleil et du ciel bleu, alors on continue. Mais vous m’avez vue venir, l’orage nous a rattrapé et il s’est mis à pleuvoir vraiment fort. Zut ! Nous avons du rebrousser chemin. On a malgré tout bien ri et testé par la même occasion notre nouvel équipement sous la pluie. Super ! il est très efficace et nous aura aidé à limiter les dégâts. Bon c’est un raté, on en aura d’autres…Nous occupons la fin d’après-midi avec des jeux et continuons à scruter les environs à la recherche de nos petites siffleuses.

Nuit idéale et calme avec au réveil un décor toujours aussi grandiose. Le temps est toujours à l’orage et nous décidons de renoncer à la balade et de reprendre la route. Nous avons prévu une autre halte dans un camping. Nous l’avons trouvé à Montvalezan-la Rosière et c’est un camping typique de montagne sous les sapins avec un accueil sympathique et chaleureux pour une petite pause de deux jours en attendant que passe le mauvais temps. Nous découvrons la petite station de la Rosière en nous baladant. Ce petit coin nous aura décidément bien plus et on se dit que l’on reviendra.

Samedi matin, on poursuit notre ascension du col du petit St Bernard pour voir ce qu’il y a là-haut.

Des lacets, encore des lacets et nous voila au point culminant du col : 2188 m. L’ambiance est agréable sur ce petit bout de terre entre France et Italie. Quelques vestiges de l’ancienne frontière perdurent. Le célèbre chien au petit tonneau est mis à l’honneur également.

On profite de ce petit stop et nous voila en route dans l’autre sens pour la descente. On va pas mal tournicoter aujourd’hui et se faire un tour de montagnes russes…plutôt françaises ! En effet, nous poursuivons notre chemin sur le Cormet de Roselend. La route que nous empruntons depuis Bourg Saint Maurice est vraiment étroite et en mauvais état par endroit ce qui fait que l’ascension demande de la vigilance. Mais le jeu en vaut la chandelle car les paysages sont là encore grandioses et nous font encore penser à l’Ecosse. De jolis points de vue attirent notre oeil et nous ravissent.

Nous ferons halte dans le France Passion du coin qui est en fait un parking réservé, en retrait de la route, et qui dépend du refuge un peu plus haut où nous grimperons dans l’après-midi.

Nous serons une fois encore à l’affut de nos siffleuses qui ne manqueront pas d’exprimer leur présence. Pendant la nuit, nous essuierons un orage carabiné avec des trombes d’eau voire de grêle. Ouf ! je plains ceux qui dorment sous la tente…

Le lendemain matin, le ciel est encore bien pris et nous découvrons une autre facette du lac de Roselend que nous avions fait sous le soleil. Le contraste n’est pas inintéressant et j’apprécie de pouvoir faire des clichés différents dans des ambiances particulières.

Descente sur Beaufort pour une nouvelle petite visite de la ville et un passage obligé à la coopérative pour ramener du Beaufort à notre fille restée à la maison. Pour un dimanche, la ville est animée et vivante et la promenade est agréable. Nous en profiterons pour faire quelques emplettes chez le charcutier du coin. Miam !

Nous avons projeté de faire une halte à St Gervais les Bains car il s’y trouve un “tramway des Alpes” que nous souhaiterions emprunter pour monter au “nid d’Aigle” et bénéficier d’une vue inédite pour nous sur le Mont Blanc. ça c’était le programme mais un méchant lutin a décidé de nous contrarier… Nous passons le col des Saisies et la station du même nom que nous trouvons franchement moche, puis comme il est l’heure de déjeuner nous trouvons un petit parking de randonnée sympathique pour déjeuner. Mais au moment de repartir, Christian tourne la clé et…rien…rien de rien ! Après de multiples essais et un coup d’oeil sous le capot, on se dit que la batterie vient de nous lâcher. Vous l’avez compris, nous sommes au milieu de nulle part, sans réseau, et on est dimanche ! De gentils anglais garés sur le même parking nous proposent d’emmener mon homme jusqu’à la station pour téléphoner à l’assistance. Ils furent vraiment adorables ! une fois l’assistance jointe, elle nous annonce un dépanneur dans 45 mn et…4 heures plus tard…toujours personne ! et toujours pas de réseau pour rappeler. Je vois un peu plus loin un chalet et on se dit qu’ils ont surement une ligne fixe…raté, la dame adorable également, n’a du réseau que sur son balcon à coté du géranium. Si,si je ne plaisante pas ! ce fut épique comme vous l’avez deviné et pour faire cours, la dépanneuse est enfin arrivée, et avec un coup de booster et un peu de recherche on a trouvé que cela venait d’une cosse qui se fixait mal et qui déconnectait la batterie. Mais restez avec nous, ce n’est pas fini ! une fois le garagiste parti, je veux faire couler de l’eau pour un thé et c’est maintenant la batterie cellule qui est en court circuit alors qu’elle marchait parfaitement avant l’intervention. Bref! pour résumer, si vous devez relancer votre moteur avec un booster, débrancher la batterie cellule si vous ne voulez pas griller le fusible et la mettre hors service.

Pour couronner ce contre-temps, il pleut des cordes ! y a des moments comme ça dans la vie où il faut garder le moral…Nous arrivons à St Gervais, jolie petite station au charme un peu suranné, et trouvons à stationner sur l’aire.

Pas très folichonne, mais elle a le mérite d’être près du centre-ville. Nous nous dirigeons, entre deux averses, à l’office du tourisme et repérons la mignonne petite gare du tramway.

Malheureusement la météo des deux jours qui suivent n’est pas clémente et nous devons renoncer pour l’instant à notre balade ferroviaire.

(les coussins de détente attendent aussi le retour du beau temps)

 

Nous gardons espoir car il se pourrait qu’au retour nous puissions repasser par là et tenter à nouveau le coup. Sinon, cela pourrait se faire le temps d’un week-end car nous ne sommes pas très loin de la maison.

Mardi après-midi, nous décidons donc de nous remettre sur le circuit de nos vacances. Prochaine étape : Samoens. Nous ferons étape dans un france passion au calme avant d’arriver mercredi matin dans ce joli petit bourg savoyard.

Nous trouvons à stationner sur le parking à coté des remontées mécaniques et le soleil revenu, nous allons flâner sur son marché, parcourir ses petites rues et sa place au tilleul géant et explorer son jardin alpin qui soit dit en passant offre un oasis de fraicheur et de calme avec une jolie vue sur les toits de Samoëns. Coup de coeur pour cette petite ville animée, nichée dans sa vallée au pied des cimes qui l’entourent.

Nous avons envie de monter dans les “oeufs” que nous voyons se rendre tout en haut de la montagne et après renseignements, nous programmons une randonnée pour le lendemain en haut de la station que nous rejoindrons par les remontées mécaniques. Mais pour ce soir, nous n’avons pas envie de dormir sur ce parking en pleine ville. Nous choisissons alors de retrouver un bivouac d’altitude comme ceux que nous avons déja fait et nous voila à l’assaut du col de la Joux Plane pour découvrir un superbe endroit au bord d’un petit lac habité par de nombreux foulques et canards à 1700 m d’altitude. Wahou ! La nuit promet d’être belle…

Et elle le fut ! le silence de ces montagnes est décidément d’une qualité rare. Nous redescendons de notre petit col et retrouvons le parking au pied des remontées. Passage à la boulangerie et nous embarquons dans ce petit “oeuf” qui nous emmènera tout en haut de la montagne. Nous nous élevons graduellement dans notre petite bulle et nous contemplons le paysage qui change à chaque mètre parcouru. Samoëns prend de la distance et nous continuons de grimper. Quel joli spectacle !

Arrivés en haut, nous trouvons la station en travaux et le résultat n’est pas trop à notre goût. Encore une façon de dénaturer un site pour l’argent ! Le tourisme n’a pas toujours que du bon…Qu’à cela ne tienne, nous remontons en direction du restaurant pour passer derrière et prendre le sentier qui doit nous conduire au lac des gouilles rouges. Nous assistons à l’atterrissage d’un hélicoptère qui participe aux travaux de grande ampleur.

L’ascension est plaisante malgré un passage un peu difficile par une pente estimée par mon homme entre 30 et 40%. Ouille les mollets ! Le lac est en fait une retenue artificielle servant à fabriquer la neige artificielle mais le coin est agréable pour un pique nique.

Après cette petite pause, nous prendrons le chemin du retour pour retrouver notre Guinness restée sagement au camping-car.

Sixt fer à cheval nous attend pour notre prochaine étape. Nous traversons le village et répérons l’aire de services .Elle n’est pas désagréable, située le long du Giffre mais également au bord de la route. Et le cirque se situe 6 kms plus loin. Après réflexion, nous lui préférons le camping qui, lui, est situé au pied du cirque. Arrivés sur place, gros coup de coeur pour moi pour cet endroit de rêve. Le décor est sublime, le camping en pleine nature, les gérants fort sympathiques et les randonnées accessibles dès la sortie du camping. Le top !

Au fait, sur la route on a croisé un espèce de péage de parking hors de prix dont nous n’avons pas compris le fonctionnement. Nous sommes passés sans nous arrêter car nous allions au camping. Il existe de grands parkings à côté du camping, avec la mention voitures et camping-cars. Mais nous ne savons pas s’il faut vraiment payer à cette guérite pour pouvoir y aller. A vérifier !

Nous installons notre camping-car avec grand bonheur dans ce lieu majestueux. Le soir, pour couronner le tout, une harde de biches viendra nous rendre visite dans le pré juste à côté avec le mâle, les femelles et les petits. Moment parfait de communion avec la nature !

(prise au téléobjectif)

 

Le lendemain, le réveil sonne ! il faut se lever pour nous rendre au bout du monde ! Je ne plaisante pas, le but de notre randonnée s’appelle le bout du monde. Nous nous équipons et nous partons depuis le camping directement sur le sentier. Le soleil darde ses rayons, il fait déja chaud mais qu’importe, nous sommes au paradis ! Nous allons parcourir les différentes boucles que proposent le site afin de faire la randonnée complète. C’est un émerveillement et c’est là que je prends conscience que c’est pour ces moments-là que nous avons choisi la montagne pour nos vacances estivales. Nous aurons connu un dépaysement, une quiétude et un émerveillement quotidiens. Ce séjour est en train de se classer pour moi dans mon top 5 des vacances préférées. Mais revenons sur le sentier. Nous longeons les berges du Giffre, et contemplons le nez en l’air ce que des siècles d’érosion ont fait de ce paysage. Nous sommes à l’affut de chamois ou bouquetins mais n’en croisons pas. Des cascades déversent leurs eaux tumultueuses avec grâce et majesté. Un petit passage sur un pont de singe et nous sommes à Fond de la combe. Nous apercevons au loin le bout du monde en haut d’une côte que nous renoncerons à grimper. Nous avons déja bien marché et il faut envisager le retour: avec des passages en sous-bois, des traversées de passerelles et encore une belle cascade, sans oublier une vue magnifique sur le cirque. Après quatre heures de marche nous voila de retour au camping pour une bonne douche bien méritée et une chaise longue qui nous tend les bras. Ouf !

je m’amuse à voir des formes dans la nature :

 

je vois un randonneur dans la forme du sapin
là, je vois un éléphant sans oreilles

Nous nous plaisons tant dans ce camping que nous prolongeons notre séjour d’un jour de plus et après consultation de la météo, nous reprendrons la route ce dimanche matin. Nous nous rendons d’abord à la cascade du Rouget, connue pour être la “reine des Alpes”. N’hésitez pas pour ceux qui ne voudraient pas s’y rendre à pied, à vous diriger jusqu’au parking au pied de la cascade. Certes il n’est pas immense mais il y a la possibilité de se garer (46°01’41.12”N, 6°46’20.74”E). C’est une cascade à double saut qui nous domine de ses 90 m de hauteur.

Quelques clichés plus tard, nous nous dirigeons cette fois sur l’aire de services de Sixt pour visiter le village, classé parmi les plus beaux de France. Quelle déception ! je ne lui ai trouvé aucun charme, j’ai eu beaucoup de mal à même trouver l’envie de faire une photo. J’avais trouvé Samoëns bien plus typique !

Nous voyons une petite pancarte indiquant une passerelle dans les gorges de la Tine que nous avions traversé en venant et nous décidons de nous y rendre. Le chemin est simple et plat jusqu’à un petit sous bois où nous découvrons un passage étroit creusé par le Giffre.

Le coin est agréable jusqu’à ce que nous entendions gronder au loin. Et de plus en plus ! et vous l’avez compris : un orage nous arrive dessus. Nous avons été prévoyants et c’est sous nos parapluies que nous avons regagnons notre cc.

Nous laissons filer le mauvais temps à l’abri et j’en profite pour rédiger mon carnet de bord. Demain, la route nous appelle pour de nouvelles destinations.

Aujourd’hui, nous nous rendons sur un site qui donne des frissons rien que par son nom : les gorges du pont du diable ! Rassurez vous, point de malin sur place, mais une visite à l’aide de passerelles dans les profondeurs des gorges creusées par la Drance sur un site au label Geopark associé à l’UNESCO. Le parking n’est pas très aisé car il y a beaucoup de voitures mais nous trouvons un petit terre-plein, un peu plus loin, qui fera l’affaire. L’entrée n’est pas très onéreuse et la visite se fait à l’aide d’un guide. Tout d’abord on traverse un parc sylvestre tout en descente, comme si nous nous rendions dans l’antre des enfers…lol !

Mais non, on rejoint simplement le guide qui se trouve tout en bas, forcément les gorges sont souvent de profondes cicatrices dans la terre, laissées par l’eau. Et nous commençons la descente par des escaliers très pentus auxquels il faut bien se tenir aux rampes et baisser la tête mais quelles sensations ! le lieu est prodigieux, le miracle de la nature opère et nous sommes enchantés par la visite .C’est la première fois que nous avons l’occasion de pouvoir descendre aussi profonds dans des gorges et d’en voir le fond.

Dommage le soleil s’est caché et nous prive de la lumière qui aurait pu sublimer ce décor. Il faut remonter des entrailles de la terre avant de rejoindre notre camping-car et de poursuivre notre route. Après deux tentatives infructueuses, nous nous rabattons sur l’aire du village d’Abondance, du même nom que son fromage, pour une nuit très calme malgré la proximité de la route. L’aire est un grand parking avec beaucoup de place à l’entrée du village mais sans grand charme. Heureusement l’environnement est plaisant.

Ce matin, c’est un parc animalier qui nous attend. Je vous en avais parlé lors de mon article sur la coupe Icare . Ce sont les “Aigles du Léman”. Un parc consacré aux grands rapaces avec des spectacles toute la journée. Ils se consacrent également à la sauvegarde des espèces menacées en sensibilisant le public lors de la visite mais aussi lors de manifestations sensationnelles filmées.

Le parking est suffisamment grand, mais nous devons laisser Guinness dans le cc car vous comprendrez que les chiens ne sont pas admis. Mais nous pouvons sortir librement avec un tampon qui nous permettra d’aller déjeuner dans le camping-car et de veiller au bien-être de notre petite chienne. Nous débutons par des volières où sont présents divers aigles, vautours, chouettes et autres rapaces de toute beauté. Certains sont même juste attachés par la patte, sans grillage. Mais le premier spectacle va commencer alors nous filons trouver une place à l’ombre. Ce spectacle est sur le thème des oiseaux aquatiques. Petite démonstration animée par une jeune fille qui nous présente plusieurs espèces : canard, cormoran, cigogne…Puis nous enchainons avec celui consacré à la fauconnerie à cheval. Nous assisterons à quelques démonstrations de chasse à cheval et de vol de rapaces en communion avec le fauconnier et son destrier. Nous avons beaucoup apprécié ce premier opus. Puis poursuite de la visite. Nous passons du temps devant chaque volière et pénétrons dans celle ouverte au public. Nous aurons un petit coup de coeur pour les petits nés en captivité dans le parc. Ce sont vraiment les oiseaux qui me fascinent le plus. Je suis habituellement moins intéressée par les oiseaux mais je me rends compte que ce sont les rapaces qui ont ma préférence et mon intérêt.  Nous sortons déjeuner avant de nous rendre de nouveau à un spectacle cette fois de différents vols de tous les rapaces représentés dans le parc. Il est animé par le fauconnier que nous avions vu à la coupe Icare. On sent toute sa passion et sa ferveur à nous transmettre son amour de ces animaux et son engagement pour leur préservation. Je passerai un excellent moment et serai vraiment ravie d’avoir visité ce parc. Très chouette moment !

Le temps passe et le compte des jours qu’ils nous restent avant notre retour s’amenuise. Nous optons pour un retour par la route buissonnière. Nous voulons revoir nos paysages savoyards car après réflexion c’est vraiment le département de la Savoie qui obtient tous nos suffrages. Les décors sont à couper le souffle et on peut faire du camping sauvage dans des endroits superbes. Nous aurons énormément apprécié durant notre séjour dans cette région, l’accès libre à la nature qui nous est permis. Pas de restriction, des endroits accessibles à tous, la nature pour nous dans le respect bien sur de sa préservation. La montagne aura vraiment été un coup de coeur !

Et comme nous ne voulons pas rester sur une défaite, (montagne 1 /randonneurs 0), nous retournons au lac de Sassière pour son spot grandiose et pour faire notre randonnée interrompue par l’orage la dernière fois. Nous avons avant cela une bonne partie de route à faire avec une petite étape au camping pour la dernière fois. Lors de cette étape, nous avons eu envie de déguster des pizzas et nous sommes tombés sur un pizzaiolo de première classe. Il a travaillé en Italie, y achète tous ces produits de premier choix et ces pizzas sont les meilleures que j’ai jamais mangé. D’ailleurs on ne s’y trompe pas car nous avons partagé la petite terrasse devant son échoppe avec toute une famille d’italiens qui ne jure que par lui. Si vous passez par Praz sur Arly, n’hésitez pas à vous arrêter chez  “Pizza et Vino “pour faire un vrai voyage culinaire pour une vraie pizza ! 

Et nous reprenons notre petite route où il faut bien serrer les fesses mais qui vaut largement le détour. Arrivés en haut nous retrouvons notre petite place et savourons l’après-midi sous les sifflets des marmottes et dans la contemplation du décor.

Drriiing ! le réveil sonne ! En fait il ne fait pas ce bruit mais il faut quand même se lever ! 😉 J’ouvre vite les volets pour voir un soleil radieux. Cette fois nous ne devrions pas rebrousser chemin sous la pluie. Nous partons par la large piste qui nous mène au lac. Nous sommes subjugués par la majesté des montagnes environnantes, la multiplicité des fleurs, les jeux innocents des marmottes, les reflets du soleil dans le torrent qui sillonne la vallée. Qu’est ce que c’est beau !! La balade est facile et pas trop physique ce qui rend ce moment parfait. Nous ferons la connaissance d’un petit marmotton pas très sauvage qui posera pour nous le temps de quelques clichés.

Sur le retour de notre boucle, nous chercherons en vain des chamois ou des bouquetins. Mais il faut dire que nous avons égaré nos jumelles et que c’est difficile de les repérer sans elles. Donc randonneurs 1 / montagne : 0 ! ouf ! nous avons eu notre revanche !

Dans l’après-midi, nous reprendrons la route pour passer une dernière nuit à notre petit spot du hameau des vincendières, en pleine nature, au bord du torrent pour s’imprégner encore un peu de ce monde minéral et végétal qui nous aura tant séduit cet été.

P.S : j’ai eu beau chercher et observer, je n’ai pas vu une seule marmotte mettre le chocolat dans le papier d’alu ! 😉

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15 Commentaires

  1. Nous nous sommes mis à la randonnée avec le CC …
    D’abord quelques kms car il faut bien rallier les endroits à visiter .. puis, peu à peu, le nombre de kms a augmenté sans que l’on s’en rende compte. Alors on a commencer à regarder les circuits à faire, en augmentant le nombre de kms (ou d’heures …) .
    Nos plus belles randos ont été naturellement celles faites en montagne (La Toussuire, le Cantal et également Sixt Fer à Cheval).
    Nous avons fait les 3 parcours. J’ai craint, en lisant ton article, que vous n’ayez loupé les anciennes gorges du Giffe, avec le parcours avec des échelles et surplombant le Giffe bouillonnant et ses kayaquistes.
    Pour le Cirque et le Bout du Monde, notre séjour étant début mai, nous avons fini dans la neige au pied de la cascade. Les passerelles n’étaient pas encore installées, donc nous avons traversé à gué par endroit. Un superbe souvenir …
    En ce qui concerne la cascade du Rouget, nous avons continué plus haut et avons trouvé un petit hameau typique.
    Bonne continuation et de superbes randos à venir ….

  2. Quel plaisir de te rendre visite aujourd’hui, d’autant plus que vous étiez en Haute Savoie, et que nous adorons ce département ! Nous y sommes allés maintes et maintes fois, et … nous allons y retourner très certainement en Septembre. Nous connaissons pratiquement tous les sites que vous avez visités ! Tous plus beaux les uns que les autres. Nous avons beaucoup apprécié nous aussi Samoëns, la cascade du Rouget (que nous avons vue également en hiver, complètement prise par les glaces ! Nous étions partis skier à la Clusaz (mais pas avec le C.C.). Ah, comme vous nous adorons faire du camping “sauvage”, et nous n’aimons pas être entassés dans ces aires où les C.C. sont les uns contre les autres !
    Encore merci pour ce beau billet ! Plein de bisous.

  3. Magnifiques vacances. Des lieux visités avant l’ère du cc. Mais pas de rando. Je suis une piètre marcheuse.
    Belle journée et gros bisous.
    Lavandine

  4. Waouh ! J’en ai pris plein les yeux ! Superbes paysages si bien photographiés et si joliment décrits, c’est un régal ! Le retour à la réalité doit être plutôt difficile mais que de beaux souvenirs et de promesses de futures randonnées paradisiaques !
    Je réfléchis aux prochaines vacances et la montagne me tente bien aussi, ton magnifique reportage va certainement peser lourd sur la balance, enfin nous verrons aussi suivant la météo …
    Encore bravo pour ce reportage, je file regarder mon émission préférée :), nous sommes lundi soir … et je reviens vite prendre à nouveau un bol d’air pur et admirer tous ces endroits de rêve !
    Bises, Martine

    • n’hésite pas à revenir prendre un grand bol d’air ! tu es toujours la bienvenue 😉

  5. clara charpail

    C’est toujours un grand plaisir de suivre vos balades et d’admirer vos belles photos et cet article ne déroge pas à la règle!
    A bientôt
    Clara

  6. champabreiz

    Contente de te retrouver Agnès, toujours aussi admirative de la nature que je le suis de tes photos. Moi aussi je connais bien Samoëns et sa région, été et hiver. Il nous avait été donné de faire une belle balade au dessus de la cascade du Rouget, je n’étais jamais montée si haut et ni suis jamais remontée depuis.

    Merci pour ce tour des horizons alpins.

    Eve

  7. Je comprends que ces vacances en montagne ont été un vrai coup de coeur pour vous!!! tous ces paysages grandioses ces bivouacs bord de lac au pied des montagnes , j’adore ….les villages . les marmotes , les rapaces trop belles les photos ….quelle est belle notre Savoie !!!

  8. Merci pour ce beau reportage, ces belles photos, vidéos et pour ce partage .
    Ça donne vraiment envie .
    La montagne ça vous gagne …
    Merci et à bientôt

  9. Bonjour Agnès,
    Ah ma région … que de choses à découvrir et de chemins à parcourir ! contrairement à vous, nous aimons bien Les Saisies, ce n’est pas très beau mais quel calme et les randos … un régal.
    Samoëns, est à quelques encablures de chez moi, le bout du monde, la cascade, on ne peut s’en lasser. Un bien joli reportage qui laisse bien la place à la nature. Bises

    • oui j’ai bien pensé à toi car nous sommes passés près des Contamines. Certains de tes articles nous avaient d’ailleurs bien donné envie ! c’est vrai que notre découverte de la montagne nous a enchanté…Merci de ta fidélité !

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