Ardèche, nous revoila !

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Après un approfondi nettoyage de printemps (la shampoineuse a fait des miracles!), nous retrouvons nos rideaux bleus, nos coussins au tissu façon “jean” et le bois blond de notre mobilier. Intérieur chaleureux et générateur de bien-être : une nouvelle saison commence pour le camping-car !

Quatre jours s’annoncent devant nous pour une petite escapade en amoureux dans une région proche de chez nous mais que nous ne connaissons pas encore complètement et qui a de nombreux sites pour nous inviter à la visiter. Au programme : villages pittoresques, randonnée en plein maquis ardèchois et jardin remarquable. J’aime bien panacher nos buts de balade afin de ne pas se lasser.
En ce mardi matin, le soleil brille, annonciateur de printemps et presque d’été tant les températures sont chaudes. Premier arrêt : Vogüé. Niché au bord de l’ardèche, dans une ambiance minérale, un joli petit village que nous arpenterons par le dédale de ses ruelles.

Nous avons trouvé à stationner juste à l’entrée du village sur un terre-plein au pied de la falaise. Ce village a certes des charmes indéniables mais il ne nous laissera pas un souvenir impérissable.


minuscule ruelle n’autorisant que le passage des puces (ouf je suis passée ! 😉 )


le chateau de Vogüé

Nous laissons un peu filer le temps, assis au bord de l’Ardèche, bercés par le clapotis de l’eau.


(cliquez pour agrandir)

Nous avons cette fois un programme assez léger de manière à laisser la part belle au repos dont nous avons grand besoin .C’est donc dans ce but que nous nous dirigeons vers l’accueil France-Passion que nous avions repéré. Et c’est au milieu des vignes que nous savourons notre douce soirée de printemps.


une invitée surprise


ça pousse !

Une nuit comme on les aime ! Ce matin, c’est un autre village qui nous tend les bras. Référencé dans les plus beaux villages de France, je pense que la découverte de Balazuc devrait nous faire passer un excellent moment. Un grand parking à l’entrée du village nous est octroyé. Nous sommes encore hors saison et il y a beaucoup de places mais cela doit être une autre histoire en plein été car le parking doit surement être envahi par les voitures également. On peut rejoindre à pied le village par un petit chemin. Nous passons devant le chantier d’un futur musée qui devrait ouvrir ses portes bientôt.

Ici le temps n’a pas de prise. Les pavés blessent nos pieds comme ceux des habitants bien avant nous, cependant les sabots ne claquent plus sur ces pavés. Ici, une porte, là une arche, des pierres toujours debout, d’autres effondrées mais rebaties. Un moment d’histoire se livre à nous, ce village aurait tant à nous dire…

Nous surprenons de temps en temps une vue sur l’Ardèche qui coule à ses pieds. Un grand pont de pierre l’enjambe permettant d’avoir une vue d’ensemble du village depuis sa rive opposée.


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Après une petite pause à la terrasse d’un café, nous retournons déjeuner au camping-car. Nous voulons retourner plus tard dans l’après-midi afin de bénéficier d’une autre lumière et de traverser le pont pour nous rendre en face.


Une fois rendus sur l’autre rive, je découvre un petit sentier qui longe la falaise et qui nous mène vers un vieil hameau qui était en ruine durant les années 50 et qui est restauré et habité par une communauté de personnes désireuses de lui redonner vie. Il y a beaucoup de bénévoles qui passent un temps à la restauration du hameau mais également des habitants permanents qui vivent de la terre et des produits qu’ils fabriquent et vendent à leur petite boutique où nous ferons un stop pour notre petite réserve de fromages de chèvre.

En chemin, nous tombons sur un jardin zen un peu particulier : des galets de tailles différentes avec plein de mots écrits dessus posés sur du sable. A chaque passant le soin d’écrire la phrase qui lui parle. J’ai beaucoup aimé le concept et nous avons fait la nôtre !


De retour au parking, nous irons nous installer sur celui du haut afin d’être au calme et nous en profiterons pour entamer une petite conversation avec nos voisins. La nuit sera calme mais rythmée par les heures que les cloches de l’église nous ont égréné pendant la nuit.

Aujourd’hui, après avoir fait les services sur une aire perdue dans le village perché de Banne, bien joli d’ailleurs et bien étroit également, nous nous rendons sur le site du bois de Païolive.
Le bois de Païolive est une forêt ancienne qui s’étend sur 16 km2 dans le sud de l’Ardèche. Ce bois possède une forte valeur patrimoniale du fait de sa grande richesse en matière de biodiversité, de naturalité ainsi que par les paysages de pierre traversés par les gorges du Chassezac. (source wikipédia). Sur le secteur que nous avons choisi, il existe trois sentiers balisés ainsi que trois parkings desquels on peut partir. Nous irons au premier afin d’admirer le célèbre rocher du lion et de l’ours. La nature est une artiste !

Puis nous nous garons sur le suivant afin de randonner sur le sentier de la corniche qui nous amènera à un point de vue remarquable sur les gorges de Chassezac. Le soleil est présent malgré quelques nuages et nous devrions avoir le temps de faire notre balade avant l’arrivée de la pluie prévue en fin d’après-midi. Quel bonheur de cheminer sur ses sentiers qui sentent la garrigue au milieu de ses cathédrales de pierres aux formes surprenantes !

A un moment j’ai cru avoir voyagé au milieu de la jungle en Thaïlande et découvert un temple abandonné…

La vue sur les gorges est époustouflante ! J’ai eu un peu de mal à m’approcher du bord car cela me donnait le vertige. Il faut savoir que le sentier est un peu rude avec des parties un peu “crapahute” sur les rochers et au bord d’un précipice. Il faut tout de même une bonne condition physique.


(cliquez pour agrandir)

Mais on s’est régalé !!
De retour au cc, nos jambes ne nous permettront pas de faire l’autre sentier appelé “bestiaire” qui devait être amusant. Nous aurons bien marché durant ces deux jours, mais qu’est ce que ça fait du bien !! Nous choisissons de retourner dormir à l’aire de Banne, la vue y est splendide et c’est au calme. Cependant, nous nous apercevons bien vite que l’église au pied de laquelle se trouve l’aire à la même facheuse manie que celle de Balazuc. Notre nuit sera donc encore émaillée du son des cloches toutes les heures et 1/2 heure.

Dong, dong, dong, dong, ah il est quatre heures du matin. Je referme un oeil…

Il a bien plu cette nuit et le réveil est brumeux dans tous les sens du terme. Nous éviterons à l’avenir de dormir au pied d’une église qui sonne toute la nuit. Le temps d’un petit déjeuner reconstituant, le soleil perce les nuages et s’invite dans cette dernière journée de nos petites vacances. Cela tombe bien car la bambouseraie d’Anduze, qui est au programme aujourd’hui, aura plus fière allure sous les rayons de notre astre lumineux.
Nous trouvons à nous garer sans problème car il existe plusieurs parkings et que nous ne sommes qu’au mois d’avril. Dès l’entrée, nous sommes accueillis par un endroit verdoyant et bien aménagé qui augure du reste du parc.

La première allée par laquelle nous entamons le circuit de visite est superbe.

Elle est ponctuée de séquoias majestueux qui font lever la tête bien haut. La pancarte nous indique que certains peuvent monter jusqu’à 112 m !! Vous imaginez, non ? moi non plus, je n’arrive pas à me rendre compte de ce que cela doit représenter un arbre de cette taille. Ceux là me semble déja immenses et ils ne doivent faire qu’une vingtaine de mètres.

Une exposition retraçant le travail de Simon Vélez, génial architecte du bambou, nous montre la richesse de possibilités que nous offre ce matériau vivant. Nous découvrons que l’on peut même faire des “bambou-rrari” avec.


Des bambous à perte de vue de toute espèce, de toute taille, de toute couleur jalonnent notre progression.


(bambou ecaille de tortue)

Une varieté nous surprendra, car elle peut être aussi dure et résistante que l’acier !
Nous arrivons au village laotien. De nouveau un voyage instantané en Asie pour se retrouver dans une ambiance très bien restituée (enfin je pense car je n’y suis jamais allée !).

Nous aurons la surprise de découvrir une maman cochon noir avec toute sa portée. ils sont vraiment trognons !

Nous trouvons tout le long de notre parcours des bornes interactives qui sont comme des audioguides et qui sont une mine d’information rendant la visite ludique et instructive. Nous traversons la forêt de bambous géants où notre regard se perd dans une multitude de troncs.

Nous repérons les pousses de ces futurs géants de bois.

Des fleurs et des arbres magnifiques attirent notre regard et nous sommes émerveillés.


vous avez vu les petits sacs de pollen sur ces pattes, du miel en puissance !

Nos pas nous mènent cette fois vers le vallon du dragon, un jardin à la mode japonaise pour un autre voyage. Superbe endroit relaxant !


le ginkgo biloba, un des plus beaux arbres du monde, malheureusement endommagé lors de la tempête de 2011.

Nous ferons un petit crochet par l’espace zen qui nous invite à la détente…Profitez-en, je vous offre ces quelques secondes de relaxation…

Nous nous rendons ensuite dans les serres de Eugène Mazel, créateur de la bambouseraie depuis 1856. Ici des bonsaïs, des lotus (malheureusement pas encore en fleurs), des cactées, des essences de bois et une jolie petite cascade.

Là, des bassins extérieurs aussi en manque de fleurs.

Cela doit être superbe en pleine saison ! Pour finir, une petite visite au bambousarium qui récapitule toutes les espèces rencontrées lors de notre visite et qui peut inspirer certains d’entre nous afin d’habiller leur jardin et un petit tour au labyrinthe qui nous aura vite perdus.

Une visite que j’aurai particulièrement appréciée, et qui s’achève afin de reprendre la route du retour où la pluie s’est invitée, histoire que l’on ne regrette pas trop de devoir rentrer au bercail.

 

 
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6 Commentaires

  1. Toujours de belles photos, merçi Agnés nous allons tous les ans en Ardêche, donc je note la bambouseraie, pour notre prochain séjour en Juin. Bonne continuation en camping car.
    Marijo85

  2. coucou et merci pour ces superbes photos qui nous font réver a bientot amicalement sylvie et jose

  3. Bonsoir Agnès. Quel feu d’artifice de superbes photos … à chacun les siennes mais toutes aussi belles les unes que les autres !
    Nous étions allés deux étés en vacances en Ardèche avant de faire du camping-car et nous avions adoré. Je garde notamment un souvenir inaltérable de merveilleuses baignades à Vallon Pont d’Arc mais effectivement, mieux vaut s’y rendre hors saison. Vous avez eu un temps magnifique, quelle chance ! Nous avions aussi visité Vogüe et Balazuc mais avant le numérique, je faisais peu de photos et j’ai donc redécouvert avec plaisir ces “plus beaux villages de France” (il me semble que nous avions un peu douté aussi à l’époque pour Vogüe ….
    Le bivouac France Passion, trop beau, et nous avons justement repris notre abonnement cette année.
    La visite de la bambouseraie m’a enchanté également, merci pour ce beau moment de zénitude !
    Bises, Martine.

  4. Superbe cet article !!! Effectivement l’Ardèche est un département magnifique, et nous y allons régulièrement, pas très loin de chez nous ! Quant à Anduze, et bien cela fait un moment que nous n’y sommes pas allés. Pourtant il fut un temps où nous y allions tous les ans, fin Août ! Pour la petite histoire, c’est à la Bambouseraie que mon mari m’a déclaré sa flamme !!! Oui, oui ! Allez, bisous et bon dimanche (pluvieux dans le Gard !)

  5. une fois encore les photos et la narration nous font voyager ! Merci Agnès et Christian, mais je vais vous faire un petit reproche ! (celui de ne pas vous être venus nous faire un petit coucou sur le chemin du retour!)
    Bises à tous
    Clara

  6. Bonsoir Agnès, encore une bien belle balade que tu nous racontes en photos, l’Ardèche nous tente depuis longtemps. Et pour finir j’aime bien la séquence zen…
    merci pour le plaisir
    danielle

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